Nietzsche savoureux ...

Nietzsche, rien que son nom effraie le penseur en herbe et philologue mal averti. Il faut reconnaître que cet auteur et son oeuvre sont d'un abord souvent abrupt. Et le Zarathoustra est surement son écrit le plus emblématique dans ce domaine : Recueil de maximes et aphorismes, que Nietzsche par jeu (ironie ?) attribue au fondateur du premier monothéisme humain, le zoroastrime, précurseur des 3 religions du livre (judaisme, christianisme et islam).

Et pourtant, la lueur surgit parfois de la nuit, et je souhaite rapporter ici un passage qui se rapporte à la "Volonté", rubrique de mon blog, mais aussi principe fondateur de la pensée nietzschéenne : ce vouloir, cette volonté de puissance qui doit amener l'Homme à se dépasser et à engendrer le Surhumain.

Avant de livrer cette citation, je tiens à rappeler que je suis moi même monothéiste, donc non athée, et par conséquent pas toujours en accord avec Nietzsche ;-)

Extrait du chapitre "Sur les îles bienheureuses"

"Tous mes sentiments souffrent en moi et sont prisonniers: mais mon vouloir arrive toujours libérateur et messager de joie. "Vouloir" affranchit: c'est là la vraie doctrine de la volonté et de la liberté - c'est ainsi que vous l'enseigne Zarathoustra. Ne plus vouloir, et ne plus évaluer, et ne plus créer! ô que cette grande lassitude reste toujours loin de moi. Dans la recherche de la connaissance, ce n'est encore que la joie de la volonté, la joie d'engendrer et de devenir que je sens en moi; et s'il y a de l'innocence dans ma connaissance, c'est parce qu'il y a en elle de la volonté d'engendrer."

Bookmark and Share

Commentaires

Authentifiez vous pour commenter.