C'est dans un numero de Jeux & Strategies, au debut des annees 80, que j'ai decouvert le Jeu de la Vie du Mathematicien John Conway. Celui-ci en avait formule les regles etonnament simples en 1970 dans the Scientific American.

Le jeu de base interesse des particules evoluant dans un plan euclidien discret en 2D. Cf par exemple http://www.bitstorm.org/gameoflife/.

On ne se lasse pas de generer des amas de particules aleatoires et de les observer evoluer dans le temps, vers des formes plus ou moins stables et mobiles. Il y a dans cet algorihme mathematique simpliste une intuition du secret presidant a la naissance de la vie, et a l'evolution de celle-ci vers la complexite.

Quel n'a pas ete mon etonnement des lors de decouvrir ce divertissement ludique, definitivement inutile mais terriblement delicieux : Breve Simulation Environment.

=> http://www.spiderland.org/breve

La version 3D du jeu de la vie est particulierement reussie : http://www.spiderland.org/node/1500

Un must pour meubler vos longues soirees de Geek solitaire ;-)

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A priori, cette question peut être comprise de façon très triviale, et c'est bien souvent qu'on qualifie quelqu'un de "calculateur". Mais prise au pied de la lettre, la question recouvre un véritable intérêt !

Je me souviens avoir lu dans un S&V de 2002 qu'un mathématicien français, Jean-Louis Krivine, développait une théorie selon laquelle les couches fonctionnelles logiques de base du cerveau, juste au dessus de l'architecture physique des neurones, parleraient un langage proche ou analogue au lambda-calcul. Ce dernier est un langage logique inventé en 1932, donc avant l'apparition des ordinateurs, par le mathématicien Alonzo Church. Il permet trois opérations grammaticales élémentaires, dont les programmeurs ont découvert ultérieurement qu'elles étaient à la base de toutes les opérations commandées à un ordinateur : => préciser l'adresse des instructions, => préciser l'adresse des données,=> et exécuter.

L'apport de Jean-Louis Krivine est d'avoir montré que ces mêmes opérations se retrouveraient à la base de tous les raisonnements et structures mathématiques. Celles-ci seraient des superpositions de couches de plus en plus complexes, au fur et à mesure que le mathématicien s'élève dans l'abstraction, pouvant toujours être ramenées aux règles de programmation du lambda-calcul.

Dans ce cadre, le mathématicien a par exemple montré que la démonstration du théorème d'incomplétude de Gödel pouvait être ramenée à un simple programme d'ordinateur exprimé en lambda-calcul. Un programme qui "ressemblerait au programme réparateur de fichiers" mis en ouvre par un système d'exploitation d'un ordinateur en cas d'arrêt inopiné du système.

Ce programme lui-même, selon une hypothèse de Krivine, pourrait être semblable à ce qui se passe dans le cerveau quand, durant le sommeil, tous les programmes de veille sont éteints pour permettre la restauration des contenus cognitifs en vue d'affronter les aléas de la journée suivante, opérations de maintenance dont les rêves pourraient être de vagues échos.

Est-ce la réduction de l'Homme à un vulgaire PC ? Pour la boutade oui, mais en réalité, ce sont des horizons immenses qui s'ouvrent. A suivre !

P.S. : A noter que le lambda-calcul est un élément cardinal dans la théorie de la calculabilité, initiée par Alan Turing, le célèbre casseur du code Nazi Enigma, à l'aide des machines qui ont porté son nom ;-)

 

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